Russie: Au boulot, les taulards!

Une nouvelle d’importance en Russie mais qui pourrait être un exemple à suivre en France est passée totalement inaperçue dans les media français: Les autorités Russes ont proposé de faire travailler les détenus condamnés à la place de travailleurs immigrés. Cette proposition a deux raisons essentielles: Un déficit de main d’oeuvre dans la construction, du fait de la fermeture des frontières dûe à la crise du coronavirus, mais aussi un ras le bol généralisé des Russes face aux immigrés, essentiellement du Caucase et d’Asie Centrale. Ce ras le bol a d’ailleurs entrainé les autorités à expulser un bon million d’immigrés (https://boriskarpov.tvs24.ru/2021/04/17/expulsions-en-serie-un-million-de-clandestins-et-16-diplomates-dont-un-consul/)

L’idée de faire travailler les détenus est donc venue à quelques hauts fonctionnaires qui ont fait plusieurs propositions qui ont precise que les travailleurs devront avoir des conditions de travail équivalentes à celles pratiquées dans la branche professionnelle et une compensation financiere qui sera utilisee en partie à l’indemnisation de leurs victimes.

Dès rendue publique, cette idée a séduit plus de 70% des Russes, et bien entendu provoqué la colère des « défenseurs des droits de l’homme » (eh oui, on en a ici aussi!) comparant ceci aux travaux forcés du gulag. Comparaison ridicule puisque les « zeki » dans les camps de travail étaient traités de façon horrible, sans salaire, et beaucoup mourraient au travail.

Rien de comparable donc, et selon des premieres indications, les prisonniers eux-mêmes se montrent favorables à cette idée. Il n’est bien sûr pas question d’envoyer sur un chantier les détenus du « Dauphin Noir » ou autres prisons réservées aux pires criminels, mais les condamnés pour crimes moins importants trouveront une excellente occasion de s’occuper et d’indemniser leurs victimes. Tout ceci en contribuant au développement du pays. Et puis c’est bien connu, travailler contribue à la réinsertion!

Pour terminer quelques exemples de peines prononcées récemment:

A Moscou un individu met la main aux fesses d’une jeune fille dans le métro, en quittant le wagon. Oubliant qu’il y a des caméras partout… Arrestation rapide, condamnation à 3 ans ferme, il dort aujourd’hui en prison… et est célèbre, la vidéo de surveillance dans le wagon tourne en boucle sur Télégram!

A Moscou une trentaine de personnes ayant monté une pyramide financière sont arrêtées. Préjudice d’environ 120 millions d’euros. Peines de 12 à 16 ans de détention. Tous sont en prison.

En région, un immigré se rebelle lors d’un contrôle de la police de la circulation et envoie un policier chez le dentiste. Conduite sans permis, situation irrégulière en Russie, en possession de 12 grammes de canabis. Confiscation de la voiture (BMW flambant neuve, payée on ne sait trop comment…), 4 ans de prison pour le cannabis plus 2 pour conduite sans permis plus 4 pour rebellion, total 10 ans et en prime expulsion à la sortie.

A Moscou un chauffard ivre et shooté à la cocaine perd le contrôle de sa voiture et tue un père de famille. Le fait qu’il soit un acteur célèbre n’y change rien: 7,5 années de prison.

En banlieue de Moscou arrestation d’un « petit grossiste » de drogue. Saisie de 200 grammes d’héroine. 8 ans de prison.

Ces gens seraient donc bien plus utiles à travailler qu’à être (certes mal…) nourries et logées aux frais de l’Etat!

Boris Guenadevitch Karpov