Belarus-France: Les couillus et… les autres.


Article en 2 parties: Coup de gueule et point sur la situation au Belarus.

1- Français, où est votre paire de couilles?

Sans soutenir en aucun cas les « manifestants du Belarus » manipulés par les pays occidentaux Pologne en tête, je ne peux m’empêcher de penser qu’eux au moins, ont une paire de couilles: Descendre dans la rue par dizaines de milliers pour contester un pouvoir qui ne s’embarasse pas des « droits de l’homme », mérite le respect même si, encore une fois, ils ne sont que les idiots utiles des pays occidentaux qui depuis des années rêvent de faire tomber Lukashenko.

Et je me demande donc pourquoi les français, eux, ne font pas de même alors qu’ils ont plusieurs avantages sur les citoyens du Belarus:

– Lukashenko a un bilan économique indiscutable, ses ennemis d’ailleurs ne le nient pas. Macron lui a un bilan catastrophique sur le plan économique, sans même parler de son bilan « immigrationniste » qui se voit chaque jour dans les rues d’un pays devenu une poubelle!

– Les français ont un pouvoir d’achat globalement supérieur à celui des citoyens du Belarus, et peuvent donc se permettre de se mettre en « grève générale » plus facilement que les citoyens du Belarus qui, pourtant, eux, se mettent en grève.

– Les français ne sont pas manipulés par des puissances étrangères, leur mouvement serait donc parfaitement honnête!

Eh bien malgré tout, rien n’y fait: Pendant que les citoyens du Belarus sont dans la rue, les français eux sont sur les plages. Ah par contre, ils pleurnichent toujours sur leur situation, promettent sur les réseaux sociaux que « demain ça va chier pour Macron ». Mais la bronzette passe avant tout. Excellent pour les français, la bronzette peut même se faire intégrale puisque la paire de couilles n’est hélas pas présente!

2- Le point sur la situation au Belarus

En vrac:

Un meeting de soutien à Lukashenko a réuni aujourd’hui environ 65000 personnes à Minsk. Dans le même temps une manifestation des opposants a réuni environ 120.000 personnes.

Les manipulations de la Pologne sont mises au grand jour en particulier à travers la chaine telegram NEXTA qui orchestre les manifestations dans l’ensemble du Belarus, dont les liens des animateurs avec les services polonais ont été établis. Stephane Poutilo (Степан Александрович Путило), son principal responsable, est d’ailleurs l’objet maintenant d’un mandat d’arrêt non seulement au Belarus mais également en Russie pour d’autres affaires, j’y reviendrai éventuellement dans un autre article si un nombre suffisant d’éléments peut être divulgué.

Une rencontre secrète jeudi dernier dans la nuit en banlieue de Moscou entre les présidents Lukashenko et Poutine avait permis de faire un premier point. Aucun détail n’a été rendu public. Depuis le président Lukashenko s’est entretenu à sa demande pour la seconde fois en deux jours avec Vladimir Poutine, et la Russie a déclaré qu’elle est prête à « intervenir immédiatement » en cas de « menace extérieure » contre le Belarus à qui dont elle est liée par un traité d’assistance. La forme de cette « intervention » n’a pas été précisée.

Le Belarus lance des manoeuvres militaires cette semaine à la frontière avec la Lithuanie, pays soutenant la candidate prétendant avoir remporté l’élection présidentielle. Certains imaginent que ceci pourrait générer une « menace extérieure » pour le Belarus, et donc une « intervention » de la Russie. Il suffirait que la Lithuanie s’imagine être attaquée et lance une salve de missiles sur le Belarus, etc etc. Ceci n’est bien entendu qu’une hypothèse…

A Moscou dans les milieux gouvernementaux on continue de répéter « hors micro » que la Russie ne laissera jamais un « Maydan » se produire au Belarus… Mais on se garde bien de prononcer le nom du président Lukashenko tant il semble établi qu’il ne restera pas longtemps au pouvoir.

Une hypothèse soutenue par certains à Moscou est que le Ministre de la Défense du Belarus prenne le pouvoir en déposant Lukashenko, ce qui aurait 3 avantages:

D’une part marquer un changement de personne, car actuellement les manifestations sont orientées contre un homme (Lukashenko) bien plus que contre le régime actuel. Le souvenir du Maydan ukrainien et de la débandade actuelle du pays est dans tous les esprits. Un changement d’homme pourrait donc apaiser les esprits au niveau local mais bien entendu les sponsors occidentaux continueraient leur agitation.

D’autre part continuer sous un nouvel angle les liens entre Russie et Belarus, étant débarassés des chantages perpétuels de Lukashenko qui en irritent plus d’un au Kremlin.

Enfin éloigner le spectre d’un « Maydan » à Minsk.

D’autres à Moscou demandent l’organisation d’un referendum au Belarus sur une intégration dans la Fédération de Russie dans le même style qu’en Crimée. Les estimations sont de 60 a 65% de votes favorables.
Il est à noter que contrairement à l’Ukraine, le sentiment anti-russe au Belarus est très faible, on estime que seule 10 à 15% de la population rejette catégoriquement la Russie. Cette intégration du Belarus aurait donc l’accord de la grande majorité des citoyens, et éloignerait définitivement la menace d’une mainmise occidentale sur le Belarus qui serait devenu une province Russe. Vladimir Zhirinovski soutient cette option.

Une anecdote – qui devrait plaire aux français entre autres –  pour terminer: Lors d’une réunion de très hauts responsables russes l’un d’eux a déclaré au sujet des réactions des pays européens sur la situation au Belarus « avec la nouvelle vague d’immigration qui va frapper l’Europe, celle-ci aura d’autres chats à fouetter ».

Boris Guenadevitch Karpov
https://boriskarpov.tvs24.ru